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Qu’est-ce qu’un arrêt sur image – exemples classiques au cinéma et principe

Qu’est-ce qu’un arrêt sur image – exemples classiques et principes au cinéma Bien que l’arrêt sur image ne soit pas toujours nécessaire pour raconter une histoire, il reste un outil intemporel du cinéma et de la télévision. Que ce soit pour des raisons stylistiques ou pour attirer l’attention sur un aspect spécifique d’un film. Si vous appuyez sur le bouton pause en regardant un film, l’image fixe à l’écran est un arrêt sur image. Seulement, dans ce cas, je…

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Qu’est-ce qu’un arrêt sur image – exemples classiques au cinéma et principe

Même si l’arrêt sur image n’est pas toujours indispensable pour raconter une histoire, il reste un outil intemporel au cinéma et à la télévision. Qu’il serve un but stylistique ou qu’il soit utilisé pour attirer l’attention sur un aspect précis du film. Si vous appuyez sur pause en regardant un film, l’image fixe à l’écran est un arrêt sur image. Ce n’est toutefois que lorsqu’il s’agit d’un choix volontaire, intégré au montage, que l’on parle de technique d’arrêt sur image, autrement dit du fait d’intégrer délibérément une image fixe dans le montage. En général, cela sert à attirer l’attention sur un élément particulier de la scène. Voyons donc plus précisément la définition réelle de l’arrêt sur image.

Qu’est-ce qu’un arrêt sur image ?

Un arrêt sur image est le moment où un film se fige soudain sur une seule image. C’est un choix de montage motivé par diverses raisons. On l’utilise le plus souvent sur le plan final d’un film, pour capturer un instant précis dans le temps. Une autre utilisation fréquente est lorsque la voix off « met le film sur pause » pour ajouter un commentaire ou faire une blague.

Un risque potentiel de cette technique est qu’elle peut rompre l’immersion du spectateur. En arrêtant véritablement le film, vous lui rappelez que ce n’est « qu’un film ». On peut atténuer cet effet en réservant l’arrêt sur image à la toute fin du film, lorsque l’illusion est déjà terminée. Ou bien, lorsqu’il accompagne une voix off, il devient une autre façon de briser doucement le quatrième mur.

Exemples classiques d’arrêts sur image au cinéma

  • La fin de Thelma et Louise
  • La fin de Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban
  • La fin de The Breakfast Club

Un arrêt sur image survient lorsque l’on répète une même image au montage, ou lorsque l’on duplique plusieurs fois la même image source.

Le résultat ressemble à une photographie fixe.

De nombreux films classiques et modernes ont recours à l’arrêt sur image, et comprendre son usage est essentiel, surtout si vous souhaitez l’expérimenter. Passons en revue quelques arrêts sur image célèbres.

La séquence d’ouverture de Snatch présente plusieurs arrêts sur image extrêmement stylisés. Cet effet est utilisé pour présenter les personnages, et il brise l’illusion de continuité du film, en attirant l’attention du spectateur sur la manipulation évidente du temps et des événements à l’écran.

Ce n’est pas seulement l’image qui se fige, mais aussi l’apparition très stylisée des noms des personnages à l’écran. L’ensemble renforce le ton et l’esthétique du film (un aspect crucial pour ce type d’effet), tout en communiquant des informations au spectateur.

Arrêt sur image d’ouverture dans Snatch

Le début de Pulp Fiction illustre lui aussi brillamment cette technique, lorsque Honey Bunny hurle sur les clients du restaurant. C’est un exemple typique d’arrêt sur image motivé par une raison complètement différente de celle de Snatch. Avec cette pause dramatique, le spectateur est en quelque sorte « mené en bateau ».

Jusqu’ici, on voit qu’un braquage est sur le point d’avoir lieu. Juste au moment où l’action commence, Tarantino nous coupe l’herbe sous le pied et lance la séquence de générique du film. Ce n’est qu’au troisième acte que nous découvrirons ce qui s’est passé ensuite.

Exemple d’arrêt sur image dans Pulp Fiction

Un autre exemple emblématique est la fin de The Breakfast Club. Utiliser un arrêt sur image au dénouement d’un film n’a rien de rare, et cette fin célèbre a probablement contribué à populariser cette tendance. Combinée à une voix off galvanisante, l’image figée fait écho à l’idée que le Breakfast Club (notre distribution au complet) « tient bon jusqu’au bout ».

Exemple d’arrêt sur image final dans The Breakfast Club

Le premier arrêt sur image au cinéma

En 1928, Alfred Hitchcock utilise pour la première fois un arrêt sur image dans son film Champagne. Depuis, cette technique a été employée dans de nombreuses séries et de nombreux films, notamment, mais pas uniquement, Wonder Woman (la série), The Mary Tyler Moore Show, La vie est belle et Les Quatre Cents Coups.

L’arrêt sur image est aussi un élément important de l’histoire du théâtre. On parle parfois de « tableau vivant » lorsqu’un groupe d’acteurs se fige sur scène pour mettre en valeur une partie importante de la scène ou de l’intrigue. Comme au cinéma et à la télévision, cet arrêt est stratégique et délibéré. Dans la vidéo ci-dessous, vous pouvez voir à quel point l’arrêt sur image compte autant pour le théâtre que pour le cinéma.

Étant donné que le divertissement moderne puise en grande partie ses racines dans le théâtre, l’idée de concentrer l’attention sur une image a évolué avec le temps, tout en conservant sa fonction première : renforcer la narration. C’est précisément pour cette raison que les arrêts sur image au cinéma et à la télévision doivent être choisis avec soin ; si une image vaut mille mots, celle que vous choisissez de donner à voir au spectateur devrait en valoir tout autant.

Comment les arrêts sur image ont-ils évolué ?

Si l’arrêt sur image classique évoque clairement une atmosphère rétro, les nombreux arrêts sur image modernes prouvent que les choix stylistiques sont infinis. Avec les progrès de la technologie de montage, on peut faire bien plus qu’une simple pause ou une interruption.

Exemple d’arrêt sur image dans Suicide Squad

Il ne s’agit que d’une bande-annonce, mais elle illustre très bien comment enrichir l’arrêt sur image pour en amplifier l’effet. Dans la bande-annonce de Suicide Squad, les animations kitsch et stylisées ne se contentent pas d’apporter des informations pertinentes sur les personnages : elles donnent aussi le ton du film et renforcent la force des arrêts sur image.

De même, Suicide Squad contient de brefs arrêts sur image qui livrent des informations tout en faisant de ce choix stylistique un élément de montage cohérent et structurant.

L’arrêt sur image est donc une manière stylisée de « montrer » et de mettre l’accent. Tant qu’ils sont motivés par votre histoire, ils peuvent être aussi bien rétro que modernes. Ils peuvent briser l’illusion, mais ils peuvent aussi devenir un niveau supplémentaire de votre langage visuel, et élever votre montage à un degré supérieur.

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